Pourtant, au temps de Jules César, ce n'était qu'une bourgade. Mais, en deux siècles, Thysdrus était devenue une des plus riches localités de la province, n'hésitant pas à disputer à Hadrumète (Sousse) la seconde place après la capitale, Carthage. A quoi, la ville devait-elle donc un tel essor ? La réponse est encore de nos jours inscrite dans le paysage : L'olivier et le négoce de l'huile d'olive.
Située à une quarantaine de kilomètres de la côte, Thysdrus était en effet le n½ud d'un réseau routier en étoile, drainant les richesses de la Tunisie centrale en direction des ports romains et réinjectant les produits importés vers l'intérieur. Cette position privilégiée avait donc fait d'elle un grand marché où s'entassait la production agricole. Aussi, grands commerçants et opulents homme d'affaires africains ou romains s'y retrouvaient-ils pour marchandages serrés...


